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EPTB Garonne

Coordonnées

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Syndicat Mixte d'Etudes et d'Aménagement de la Garonne (SMEAG)

Immeuble Opale
61 rue Pierre Cazeneuve
31200 TOULOUSE
tel : 05.62.72.76.00
fax : 05.62.72.27.84
mél : smeag@eptb-garonne.fr

Président : Jacques BILIRIT

Directeur : Sylvie ROCQ



Représentants titulaires :

Représentants suppléants :

Site officiel : http://www.eptb-garonne.fr

Liens contacts :

Date de création : Arrêté du Ministère de l'Intérieur du 28 novembre 1983

Origines de la création :

Il y a plus de 28 ans, des personnalités locales avaient attiré l'attention des pouvoirs publics sur la relation entre l'aménagement du fleuve et le développement économique. Une proposition de loi avait été déposée, prévoyant la création d'une Société nationale pour l'aménagement du bassin garonnais, fait référence à la Compagnie nationale du Rhône.
Une nouvelle approche du dossier de la Garonne a été entreprise depuis les années 1980. La mise en valeur du fleuve devant faire l'objet d'une démarche globale, le gouvernement confie à l'ingénieur général Ponton la préparation d'un "Programme d'aménagement et de protection de la Garonne", avec le concours des administrations concernées au niveau régional, départemental et du bassin (agriculture, équipement, industrie, santé, tourisme, jeunesse et sports, transports, environnement, Datar, Agence de bassin).
Après publication du projet en février 1981, le ministère de l'Environnement organise une consultation auprès des conseils généraux des quatre départements riverains de la Garonne et du comité de bassin.
Une “Commission fleuve Garonne“ est créée par le comité de bassin pour étudier le programme. Présidée par Evelyne-Jean Baylet, vice-présidente du Conseil régional de Midi-Pyrénées, elle comprend des représentants des collectivités locales (villes et départements riverains), des usagers du fleuve (agriculteurs, industriels, associations de protection de la nature), des scientifiques (universitaires et chercheurs du CNRS) et des fonctionnaires des administrations intéressées. La commission tiendra trois séances plénières et une série de réunions sectorielles et six rapports techniques portant sur les différents aspects du programme sont ainsi élaborés.
En 1981, le comité de bassin adopte les six rapports techniques et recommande aux Conseils généraux et aux Conseils régionaux de constituer un Syndicat mixte à cette fin.

Statuts :

Syndicat mixte
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Date de reconnaissance du périmètre :

Fonctionnement

Budget : En 2010, les dépenses réelles de fonctionnement ont été de 4,38 M€. Les deux tiers de ces crédits sont consacrés au soutien d’étiage. Parmi les autres dépenses de fonctionnement, on retrouve les frais d’études, les dépenses de personnel et les frais de structure. Les frais d’études et de personnel représentent le cœur de l’activité du SMEAG en tant qu’animateur et coordonateur des politiques de gestion équilibrée des milieux de la Garonne. Les dépenses de soutien d’étiage, dont la proportion est certes très importante au sein du budget, correspondent quasi-exclusivement à la réservation et au déstockage des volumes d’eau à partir des réserves hydroélectriques.
Les recettes de fonctionnement se sont élevées à 4,95 M€ en 2010, dont 1,6 M€ proviennent des cotisations des collectivités membres. La répartition des recettes reflète le poids budgétaire relatif des différentes thématiques, ce qui signifie que les recettes proviennent pour les deux tiers du soutien d’étiage.
Par ordre de priorité, les financeurs du SMEAG sont l’Agence de l’eau Adour-Garonne, l’Europe et l’Etat.

Personnel : 15

Actions menées

Inondation

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La grande dimension du bassin de la Garonne (56 000 km²) et la diversité des apports des Pyrénées et du Massif Central expliquent les contrastes des débits entre l’amont et l’aval et d’une saison à l’autre. Cette variabilité se manifeste sur des pas de temps très courts : la Garonne est montée de 7 mètres en 48 heures à Toulouse lors de la crue de 1875 (7 000 m3/s).

Autres constats :

·           Les zones humides couvrent 1/3 des zones inondables à fréquence décennale.

·           68 000 ha de plaine inondable, 400 000 personnes exposées.

·           La Garonne entre Toulouse et la confluence du Tarn représente la moitié de la capacité de rétention globale sur la Garonne.

·           La Garonne girondine en amont de Bordeaux : sur 70 km de Garonne, 100 km de digues, 31 gestionnaires et un territoire correspondant couvert par 8 PPRI intercommunaux.

Les collectivités se trouvent confrontées directement ou indirectement aux conséquences des crues de la Garonne. Pour cela, elles doivent se doter d’une capacité d’anticipation de ce qui est attendu d’elles, et d’une capacité de contre-expertise.


 Le SMEAG choisit d’accompagner dans une optique de bassin les collectivités dans leurs décisions de gestion de la dynamique de la Garonne et des risques d’inondations.

La question « comment vivre avec les crues de la Garonne » nécessite de traiter 2 aspects :

-          La gestion de la dynamique du fleuve qui présente une certaine mobilité naturelle si celle-ci n’est pas contrariée par des ouvrages d’endiguement. Cette question fait référence à l’érosion des berges, à leur état et en particulier celui des ripisylves, au regard des enjeux économiques et de sécurité.

-          La gestion du risque inondation, qui peut être concomitant ou non à la mobilité du lit, selon les caractéristiques hydrauliques de l’évènement et de la topographie locale.

L’ensemble de ces 2 phénomènes permettent de définir un territoire fluvial, espace de « respiration » du fleuve. Cet espace propre du cours d‘eau permet d’utiliser des espaces d’expansion de crues participant à la prévention des inondations, récréer des zones d’érosions « contrôlées » nécessaires au transport solide et de diversifier les écosystèmes augmentant ainsi la biodiversité.

Pour l’appréhension de ces crues à l’échelle du bassin de la Garonne, le SMEAG aborde 4 aspects :

-          L’état des lieux : réelle mobilité du fleuve, moyens mobilisés au regard des risques de crues (définition du territoire fluvial, connaissance des digues)

-          La connaissance des mécanismes, en particulier de dynamique fluviale (chantier expérimental à Gensac  - description des phénomènes de mobilité du fleuve)

-          L’acceptabilité sociale et économique des aléas (en lien avec la mobilité du lit)

-          La corrélation des enjeux liés aux crues avec ceux liés à la biodiversité, au travers des zones humides et des berges.

Les inondations sont une préoccupation sur tout le linéaire de la Garonne. En Gironde, ce sujet est plus particulièrement sensible en raison de l’importance du linéaire de digues et de la vétusté de nombreux ouvrages. La gestion des risques est rendue complexe par la combinaison des influences maritimes et fluviales dans la genèse des crues.

La pré-étude lancée par le SMEAG fin 2009 a été rendue et validée par le comité de pilotage réuni à Podensac le 24 novembre 2010. Elle fait l’état des lieux des données existantes, identifie les aspects fondamentaux du fonctionnement de la plaine de Garonne en crue et définit le cahier des charges pour les phases ultérieures de l’étude.

La poursuite des études et les actions futures s’inscrivent dans le PAPI de la Garonne en Gironde.

Etiage

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La période d’étiage correspond à la période de plus faibles débits qui dépendent du type de régime hydrologique. La Garonne est un fleuve alimenté à la fois par les contreforts du Massif Central (via le Tarn et le Lot), donc en régime pluvial, mais aussi par les rivières des Pyrénées au régime nival. La ressource en eau stockée sur l’aire du PGE est concentrée pour 75 % en zone de montagne. Les zones de prélèvements sont également réparties le long de fleuve.

Les réflexions sur le premier Plan de gestion d’étiage (PGE) remontent à 1998, dans l’idée d’élaborer un SAGE. Le choix a finalement été fait à l’époque de s’engager en priorité sur le volet quantitatif, pour trois raisons principales : le manque d’eau en étiage était source de conflits aigus entre usages ; il constituait le facteur limitant du bon fonctionnement des milieux aquatiques ; un PGE opérationnel devait faciliter le moment venu l’émergence du SAGE de la vallée de la Garonne.

Lors des Etats Généraux de la Garonne les 27 et 28 avril 2001, le Rapport Gaignard faisait sienne de l’observation d’une Garonne – affluents compris – déficitaire en eau. Les étiages y sont sévères, de mi-juillet à mi-octobre, avec pour corollaire, la dégradation des milieux et des conflits d’usages. Les étiages de Garonne, en aval du Tarn, se rencontrent en été (au mois d’août), en Garonne pyrénéenne, en fin d’été et en automne (septembre-octobre, puis en hiver (quand les Pyrénées se couvrent de neige).

Le PGE Garonne-Ariège a été validé en 2004 par le préfet coordonnateur de bassin est en cours de révision. Ce plan d’action est destiné à reconstituer les DOE du SDAGE en rééquilibrant l’expression des usages et le bon fonctionnement du milieu aquatique.

Les travaux ont été menés par le SMEAG qui a ainsi affiché son engagement sur le sujet en se portant maître d’ouvrage de certaines opérations et animateur de la démarche (recherche et organisation de la donnée sur la ressource en eau et l’hydrologie du fleuve en étiage, sur son fonctionnement et les usages qui en dépendent). Cet engagement a confirmé celui déjà pris en 1990 sur la maîtrise d’ouvrage de réserves structurantes de soutien d’étiage, puis en 1993 d’être responsable d’opérations de soutien d’étiage du fleuve, en 2002 d’établir le programme des ouvrages du projet de réservoir de Charlas jusqu’à la conduite du Débat public fin 2003.

Sur la base d’un état des lieux qui évalue le déficit en eau sur la Garonne à 270 millions de mètres cubes (hm3) (en amont du Lot, en cas de sécheresse décennale), quatre familles d’actions ont été proposées. Elles identifient les solutions à mettre en œuvre pour parvenir au respect des DOE, au bon fonctionnement de l’hydrosystème fluvio-estuarien et la satisfaction des usages.

1. Respecter les débits d'étiage fixés par le Sdage,notamment sur les affluents,

2. Economiser et lutter contre les gaspillages,

3. Mobiliser la ressource existante, dont la poursuite des opérations de soutien d’étiage,

4. Puis, si nécessaire, créer de nouvelles ressources.

Sa mise en œuvre a permis d’améliorer la connaissance collective de l’hydrologie du fleuve, de son fonctionnement en période d’étiage et des usages qui en dépendent, et la survenance des épisodes de crise et de conflits entre usages autour de la ressource en eau a été divisée par deux des Pyrénées à l’estuaire.

Le PGE fait l’objet depuis sa construction d’une évaluation annuelle et pluriannuelle. Celle des six premières années de mise-en-œuvre (2004-2009), présentée fin 2009 a été saluée unanimement comme la première démarche en Adour-Garonne d’évaluation d’une politique publique autour de la gestion des bassins versants. Elle témoigne aussi d’une attente des membres de la Commission plénière quant à un mode de fonctionnement plus formel ainsi qu’une appropriation par les acteurs concernés à la fois lors de la révision puis en phase de mise en œuvre.

L’année 2011 marque le début des travaux de révision du PGE Garonne-Ariège qui débouchera sur un nouveau PGE soumis à la validation de l’Etat fin 2012. Les particularités de la démarche par rapport à celle du PGE actuel sont :

-          la prise en compte d’une dimension prospective,

-          la prise en compte du lien entre les débits et la qualité de l’eau et des milieux,

-          une co-construction encore plus avancée par les acteurs de l’eau (en cohérence avec une

           démarche Agenda 21),

-          l’accentuation de la dimension socio-économique (en cohérence avec une démarche Agenda

           21).


Qualité de l'eau

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L’alimentation en eau potable concerne 1,5 millions de personnes, à partir de 130 points de pompage alimentant 65 collectivités locales. Sur le territoire du SAGE, seules 8 masses d’eau sur les 53 concernées sont en bon état écologique (intégrant les aspects chimiques et biologiques). Le bouchon vaseux augmente (en concentration et longueur) principalement par l’augmentation de l’érosion des sols, de la durée de l’étiage et la diminution des débits.

L’alose illustre la diminution des populations de migrateurs : en 10 ans la population d’alose est passée de 500 000 à 50 000. La qualité des milieux pourrait en être une des causes.

La qualité de l’eau est une pierre angulaire car elle révèle et garantit la qualité de vie : elle est la résultante des mécanismes complexes du socio-hydrosystème Garonne. Mais, dans le même temps, ce système ne peut correctement fonctionner si les caractéristiques de l’eau l’alimentant dépassent certains seuils : normes qualitatives pour certains composants ou plages de débits conditionnant le fonctionnement du milieu naturel.

Les actions du SMEAG sont fondées sur le postulat selon lequel il vaut mieux favoriser les capacités naturelles d’un milieu que de compter sur des solutions technologiques en réponse à des déséquilibres (par exemple, en s’affranchissant de la qualité de l’eau brute par des traitements toujours plus sophistiqués en vue de la consommation humaine).

Organisation d’un plan interdépartemental d’alerte, en vue de la sécurisation de la ressource en eau potable. Sur la Garonne, un système d’alerte existe uniquement en Haute Garonne. Le SMEAG a simulé la propagation d’une nappe de pollution de Toulouse à Marmande. L’utilité d’une telle étude est de permettre l’organisation de plans d’alerte par les collectivités s’approvisionnant en eau dans la Garonne.

-          Organisation d’un plan interdépartemental d’alerte, en vue de la sécurisation de la ressource en eau potable. Sur la Garonne, un système d’alerte existe uniquement en Haute Garonne. Le SMEAG a simulé la propagation d’une nappe de pollution de Toulouse à Marmande. L’utilité d’une telle étude est de permettre l’organisation de plans d’alerte par les collectivités s’approvisionnant en eau dans la Garonne.

-          Elaboration d’un diagnostic à l’échelle de la Garonne sur les substances impactant la santé. Il s’agit d’une action de recherche de repères, destinés à éclairer les orientations des collectivités, en mutualisant un effort de quête et d’analyse d’informations.

-          Organisation d’un recueil de données qualitatives en vue de leur mobilisation en temps réel lors des opérations de soutien d’étiage. Elle répond au souci de mieux appréhender la relation entre les facteurs qualitatifs (en l’occurrence la température et l’oxygène), les débits, et la migration des poissons.

-          Elaboration d’un diagnostic sur les conditions de vie des poissons en tant que marqueurs de l’état du fleuve. Afin d’avoir une vision globale de l’état de la connaissance et de la situation en Garonne, à l’attention des collectivités membres, gestionnaires et usagers, il est prévu d’établir un diagnostic, de mettre en œuvre un suivi des alosons en collaboration avec la Dordogne (programme Life Plus Alose) et chercher à fiabiliser la station de mesure de la qualité de l’eau de l’estuaire à Portets en Gironde (dont le SMEAG est co-gestionnaire).

-          Contribution à la convergence d'action des différents acteurs pour l'amélioration de la qualité des milieux, notamment dans le cadre du Plagepomi (Plan de Gestion du Programme Migrateur du bassin Adour Garonne).

Poissons migrateurs

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Aujourd'hui, la Garonne est le fleuve européen qui réunit les meilleurs atouts pour reconstruire ce pan détruit de la biodiversité :

• Seul fleuve à avoir conservé ses huit espèces originelles dont l’esturgeon.

• Plus vaste estuaire d'Europe occidentale pour la transition migratoire entre eau douce et eau salée.

• Cours d'eau diversifié pour garantir les habitats particuliers aux huit espèces.

• Bénéficiaire d'un large retour d'expérience sur les restaurations depuis 1983.

Depuis 25 ans, pour atténuer et corriger les effets de l'ancien modèle de croissance sur notre fleuve, beaucoup de travail a déjà été accompli dans les missions cruciales de restauration :

• Libre circulation des migrateurs (construction/optimisation des passes-à-poissons, ascenseur et piégeage-transport).

• Connaissance des espèces (comportements, comptages, cartographie qualifiée des frayères et des habitats).

• Surveillance des ressources et gestion des pêches.

• Reconstitution des stocks avec des filières de production hautement qualifiées et des alevinages productifs (technologies pilotes pour l’esturgeon et l’alose).

• Protection des habitats et des espèces (Arrêt des extractions de granulats, protection des biotopes et classement Natura 2000 des habitats, informations sur les règlements).



Milieux (zones humides...)

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Les zones humides garonnaises sont reconnues d’intérêt national depuis 1994, au même titre que la Camargue Gardoise, le Marais Poitevin ou encore les zones humides de la Loire. Elles sont aussi classées "milieu aquatique remarquable" par le Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE) Adour-Garonne.

Pourtant, elles restent encore méconnues et donc peu valorisées. C’est la raison pour laquelle le SMEAG en collaboration avec les services de l’État et l’Agence de l’Eau, a décidé d’entreprendre un ambitieux programme interdépartemental de valorisation des zones humides garonnaises associant les 26 communes riveraines et les départements de la Haute-Garonne et du Tarn-et-Garonne.

Ce programme permettra d’assurer la coordination indispensable des actions déjà engagées ou à entreprendre en faveur de la protection et de la valorisation des zones humides, quels que soient les maîtres d’ouvrages, dans le cadre d’une gestion globale et concertée.



Afin de guider la maîtrise d’ouvrage et la priorisation des actions, un travail en régie a permis de développer une méthodologie de hiérarchisation des zones humides intégrant de multiples enjeux (inondation, qualité des eaux, biodiversité,…), testée en 2010 sur le secteur de Blagnac à Saint-Nicolas de la Grave (82) qui concentre la majorité des zones humides alluviales de la Garonne. Ainsi, sur les 75 zones humides recensées dans ce secteur, ont été identifiés les zones humides stratégiques et les objectifs généraux associés permettant d’esquisser les futurs plans de gestion locaux à mettre en œuvre à l’occasion de projets concrets (où agir en priorité et pour quel(s) enjeu(x)).

Dans un souci de cohérence des démarches, ce travail a été mené conjointement avec l’élaboration du Document d’objectifs Natura 2000 dont le SMEAG est également l’opérateur. Cette hiérarchisation constitue notamment un socle pour la mise en œuvre de la politique des Espaces Naturels Sensibles du Conseil Général de Tarn-et-Garonne dédiée spécifiquement au corridor Garonne. En l’état actuel, sur les 2 450 ha de zones humides de ce secteur, ce sont plus de 370 ha qui bénéficient de plans de gestion en cours ou en émergence répartis sur 10 sites. Ils couvrent 50 % des surfaces humides prioritaires.

Cette méthodologie a également été transposée aux territoires du Saint-Gaudinois et du Grand Toulouse afin d’accompagner les projets Garonne en cours du programme de coopération transfrontalier SUDEAU. En complément, l’étude réalisée autour du canal de Garonne a permis de recenser de nouvelles zones humides potentielles en lien avec le canal, qui pourront être caractérisées ultérieurement selon cette méthodologie.



Eau potable

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Tourisme

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Autres actions

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Des études pilotes sur les paysages de Garonne, pour valoriser le fleuve et améliorer sa prise en compte dans le développement de la vallée.

L’appréhension du territoire Garonne n’est pas immédiate alors même qu’elle est fondamentale pour espérer avoir une action équilibrée, cohérente et durable sur le bassin. Or, on peut constater le plus souvent que la Garonne est absente dans les projets, et elle apparaît le plus souvent comme une contrainte extérieure plutôt qu’un élément à part entière de l’aménagement du territoire, ou bien, comme une simple limite administrative.

En même temps, on peut constater le vif succès rencontré par la démarche expérimentale du SMEAG proposant à des collectivités (EPCI, communautés d’agglomérations), au travers d’une approche paysage (dans le cadre de l’axe 4 du plan Garonne), de recentrer une réflexion collective autour de la Garonne.

Des études pilotes pour favoriser une réappropriation du fleuve, sociale et environnementale…

·         Mieux connaitre les atouts et faiblesses, les pratiques et les liens populations-Garonne ;

·         Elaborer avec les collectivités une stratégie collective de mise en valeur et de préservation autour du fleuve ;

·         Proposer une illustration pré-opérationnelle sur quelques sites ou actions exemplaires autour de la Garonne ;

·         Améliorer la prise en compte de la Garonne dans les documents d’urbanisme (SCoT/PLU).

Au printemps 2010, il a sélectionné 7 intercommunalités riveraines (parmi les 16 candidats potentiels) pour participer à la réalisation de 5 études pilotes sur des entités paysagères différentes.

Deux de ces études ont été engagées en 2010, dans la Garonne marmandaise en parallèle avec l’élaboration du SCoT Val de Garonne (47) et dans un secteur de Garonne plus maritime, entre la Réole et Saint Macaire (33). Trois autres territoires seront étudiés au cours de l’année 2011. Ce programme d’études sera finalisé en 2012 par un retour d’expériences auprès de l’ensemble des collectivités riveraines.

Ce programme d’études porté par le SMEAG permet de partager une réflexion collective autour du fleuve afin d’aider les collectivités à améliorer la prise en compte de la Garonne dans le développement du territoire et à concrétiser des actions de valorisation ou de préservation respectueuses du fleuve.

Accompagnement territorial

La densité de population de la vallée (136 habitant/km2) est supérieure à la moyenne nationale.

Le nombre d’habitants dans le Sud Ouest pourrait s’accroître de 500 000 habitants d’ici 2030. L’accroissement estimé de la population de l’Agenais serait de 1 000 habitants/an et de 10 000 dans l’aire urbaine de Toulouse, au-delà de l’horizon 2030.

60% de la production de granulats du Sud Ouest provient de la vallée de la Garonne et de l’Ariège. On constate d’importants transferts entre les 4 départements traversés par la Garonne (entre sites de production et sites d’utilisation). La plupart des sites les plus intéressants économiquement coïncident avec ceux à enjeux environnementaux.

Les habitats identifiés dans le cadre de Natura 2000 représentent 650 km et 10 000 ha pour la Garonne et ses affluents amont, soit la totalité du linéaire de la Garonne. 20% de ces sites constituent des zones à fort enjeu.

Les zones humides potentielles couvrent « encore » 10 % du territoire du SAGE. Dans le Tarn-et-Garonne, entre la limite sud du département et la confluence du Tarn, la ripisylve a régressée de 80% en 2 siècles.

Les enjeux sur un territoire donné ne sont pas indépendants de ceux se trouvant en amont ou en aval. Il s’agit donc d’apporter à ces collectivités des éléments de connaissance et des outils d’aide à la décision, intégrant la Garonne dans son ensemble. Cet accompagnement territorial vise à fournir aux maîtres d’ouvrages un « porter à connaissance Garonne » concernant des éléments de diagnostic, d’enjeux, d’orientations et de recommandations, afin d’assurer sa bonne prise en compte, d’améliorer et de limiter les incidences des projets sur l’état du fleuve.


·           Accompagner les projets territoriaux : cet accompagnement s’envisage de deux façons, selon le contexte de la collectivité concernée. 7 communautés d’agglomération ou urbaines sur la Garonne feront l’objet d’un suivi spécifique en proposant une contribution adaptée aux besoins de ces collectivités

·           Organiser le développement des connaissances et d’outils d’aide à la décision sur les zones humides et les carrières à l’échelle de la Garonne. Il s’agit d’acquérir une vue d’ensemble de ces zones, en particulier dans le périmètre du futur SAGE « Vallée de Garonne » et d’en faciliter la déclinaison locale, en particulier dans les documents d’urbanisme.

·      Mise en œuvre de Natura 2000 sur les sites de la Garonne. Le site de la Garonne et ses principaux affluents en Midi-Pyrénées est remarquable par sa dimension et par la diversité des milieux et des espèces qu’il abrite. C’est un réseau hydrographique de 646 km de cours d’eau, correspondant à l’aire de fréquentation historique du saumon. Outre les espèces aquatiques (poissons migrateurs et sédentaires, écrevisse), on note la présence de 23 habitats d’intérêt communautaire, 5 espèces d’insectes, 8 espèces de chauves souris, la loutre et le desman des Pyrénées.

Le SMEAG est opérateur pour l’élaboration des documents d’objectifs sur la Garonne amont et la Garonne aval, en Midi-Pyrénées. Il s’est positionné pour une action identique en Aquitaine ainsi que la mise en œuvre des contrats sur l’ensemble de la région Midi-Pyrénées.

·           Analyser le développement spatial des gravières et leurs impacts sur la Garonne, en particulier sur l’aspect effet cumulatif de ces implantations. La question des gravières est quant à elle abordée à l’échelle départementale avec l’établissement de schémas départementaux des carrières, dont les critères de zonage ne sont pas toujours homogènes.

L’échange et le partage d’expériences

L’échange et le partage d’expériences constitue un enrichissement réciproque des partenaires et sont fondamentaux pour optimiser les moyens développés par les collectivités. Il favorise l’économie d’échelle, le gain d’efficacité et répond au souci d’une bonne gouvernance. Il est destiné à donner aux acteurs locaux une clé d’utilisation et d’adaptation des connaissances.

La mission générale du SMEAG étant de produire des outils facilitateurs de projets, la diffusion de ces outils est indispensable pour qu’ils développent toute leur efficacité.

Les échanges s’exercent au sein du territoire Garonne mais également avec des territoires qui rencontrent des problématiques similaires, en France ou dans d’autres pays notamment dans la péninsule ibérique du fait du caractère transfrontalier de la Garonne et de similitudes de situation.

Les domaines dans lesquels les échanges sont importants sont :

·           les savoir-faire et les bonnes pratiques,

·           la connaissance des phénomènes (en recherche appliquée),

·           la construction méthodologique (façon d’aborder et traiter un questionnement),

·           la valorisation des acquis du SMEAG (l’intérêt de ces acquis et leur partage).

Les actions menées (mise en réseau d’acteurs, relation avec la recherche, valorisation des acquis du SMEAG, sensibilisation du grand public) permettent :

De renforcer les échanges réciproques et privilégiés avec les collectivités membres, dans l’optique d’un partage étroit des problématiques rencontrées sur le territoire Garonne et de leur mode de résolution.

D’organiser la mise en réseau des expériences et bonnes pratiques. Après avoir défini les besoins pressentis en retours d’expérience et modalités de mise à disposition, le SMEAG cherchera à recueillir les exemples concrets et transposables de démarches ou réalisations, dans et hors bassin Garonne, et à mettre en œuvre leur diffusion.

De renforcer la synergie d’action avec la recherche appliquée, dont les équipes et leurs résultats sont déjà mobilisés mais de façon ponctuelle. L’intérêt d’un tel partenariat réside dans l’enrichissement de la réflexion en bénéficiant des derniers acquis de la connaissance et le fait d’offrir potentiellement un terrain d’études dont les résultats sont directement applicables au cas de la Garonne.

De dresser le cadre des opérations de sensibilisation que mène le SMEAG, pour favoriser la réappropriation du fleuve par les citoyens. En nombre limité, elles s’appuient notamment sur la co-animation d’événements tels que la journée mondiale des zones humides, en partenariat avec les collectivités membres et les collectivités locales désireuses de participer à ces événements. De fait, ces opérations et les contacts qui en découlent contribuent à l’ancrage territorial du SMEAG.


 

Portage Sage, contrats de rivières...

Cartographie


Carte complémentaire


Voir aussi